Actualité de la construction, No 39

De la construction pour la construction

Portrait du conseiller national Beat Flach

Beat Flach présente un parcours professionnel tout à fait impressionnant. Cet Argovien de 53 ans a grandi et a suivi sa scolarité à Auenstein et Veltheim. L’appel du large a conduit le jeune Beat à Bâle, où il a fait un apprentissage de matelot sur le Rhin. A la fin de son apprentissage, il a quitté la navigation sur le Rhin et a travaillé comme serrurier, a voyagé quelques années comme monteur et a obtenu, en parallèle, son diplôme de commerce. Quelques années plus tard, il a obtenu sa maturité dans un gymnase pour adultes, puis a étudié le droit aux universités de Fribourg et de Lucerne. Après son Master of Law, obtenu en 2006, il a directement enchaîné avec un CAS en aménagement du territoire à l’ETH de Zurich. Après plusieurs années comme chef de projet dans la construction en béton et directeur d’une entreprise totale, il est entré à la SIA en 2007 comme juriste responsable des conseils juridiques des membres de l’association et accompagne les commissions des normes pour les questions juridiques et techniques.

Au plan politique également, le politicien PVL Beat Flach a connu une ascension rapide. En 2009, il a été élu au Grand conseil du canton d’Argovie et est entrée au Conseil national en 2011 déjà. En tant que juriste de la SIA, mais aussi comme membre de la Commission des affaires juridiques du Conseil national, il connaît parfaitement les mandats publics et leur cadre juridique. Rien d’étonnant, donc, à ce que Beat Flach s’engage depuis de nombreuses années déjà dans la révision en cours de la loi fédéral sur les marchés publics (LMP) et mette à profit ses connaissances étendues en faveur des bureaux d’études et de l’ensemble du secteur de la construction. L’intervention qu’il a déposée lors de la session de printemps sous le titre « Garantir des enquêtes pénales indépendantes en cas de fraude aux subventions » illustre également ses connaissances approfondies et sa sensibilité dans la gestion des deniers publics. A travers cette motion, il souhaite que les infractions au droit des subventions, comme dans le cas des récentes irrégularités chez Car Postal Suisse, fassent l’objet d’enquêtes de la part d’une instance indépendante et non de l’autorité de tutelle concernée.

A côté de sa famille – Beat Flach est marié et a un fils – et de tous ses défis professionnels et politiques, il trouve même le temps pour quelques hobbies. Ainsi, il s’adonne avec plaisir à l’entretien de sa propre maison. Mais il se plonge également dans des lectures passionnantes, si possible dans la chaise longue de son jardin, qu’il entretien lui-même. Et il apprécie également les activités plus sportives comme la natation en été et le surf en hiver.

Nous adressons à Beat Flach nos meilleurs vœux de succès dans ses activités politiques et professionnelles. Et nous lui souhaitons également de trouver assez de temps pour sa famille et ses loisirs, et de pouvoir déconnecter de temps à autre. constructionsuisse est extrêmement heureuse de pouvoir compter, avec Beat Flach, sur un politicien au Conseil national qui a toujours été proche des préoccupations des bureaux d’études et du secteur de la construction.

Sandra Burlet, directrice adjointe


Du Conseil fédéral

Le Conseil fédéral renonce à une révision de la loi sur l’acquisition d’immeubles par des personnes à l’étranger ("lex Koller"). Il a pris cette décision lors de sa séance du 20 juin 2018. Il tire ainsi les conséquences de la consultation, dont les participants ont très majoritairement rejeté la révision envisagée.

La majorité des organisations intéressées, des partis et des cantons rejettent les modifications, notamment les extensions du régime d'autorisation concernant l'achat d'immeubles servant d'établissement stable et de parts de sociétés d'immeubles d'habitation, que le Conseil fédéral avait proposées à la discussion. Les participants à la consultation considèrent qu'une révision de la loi n'est pas nécessaire, et le Conseil fédéral y renonce donc.

La lex Koller, entrée en vigueur en 1985, limite l'acquisition d'immeubles par des personnes à l'étranger. En présentant son projet de révision, le Conseil fédéral visait notamment à mettre en œuvre le postulat 11.3200 Hodgers et à adapter la loi aux circonstances actuelles, afin de combler quelques lacunes, d'améliorer l'exécution et de réduire la charge des autorités.

La possibilité d'introduire des contrôles concernant l'acquisition de participations dans des entreprises suisses par des personnes à l'étranger sera examinée dans le cadre de deux postulats (18.3233 Stöckli et 18.3376 Bischof).

C’est un bon message. Aussi constructionsuisse a rejeté le projet de révision , car le projet mis en consultation n’est ni nécessaire, ni approprié.

Nouveau : obligation d’annoncer les postes vacants

L’obligation d’annoncer les postes vacants est entrée en vigueur le 1er juillet 2018, afin de mettre en œuvre l’article constitutionnel sur l’immigration et l’initiative « contre l’immigration de masse », approuvée par le peuple suisse en février 2014.

En vertu de cette nouvelle obligation d’annoncer, tous les postes vacants dans les professions avec un taux de chômage supérieur à un certain seuil doivent être annoncés à l’ORP et ne peuvent être publiés que cinq jours plus tard.

L’obligation d’annoncer les postes vacants vaut pour les types de professions dans lesquelles le taux de chômage atteint un seuil de 8 pour cent, respectivement 5 pour cent à partir du 1er janvier 2020. Dans les types de professions où le taux de chômage atteint ou dépasse huit pour cent, les employeurs sont nouvellement tenus d’annoncer tous les postes vacants à l’office régional de placement (ORP). Ce dernier indique alors à l’employeur concerné, dans un délai de trois jours ouvrables, si des dossiers potentiels sont identifiés parmi les demandeurs d’emploi inscrits. L’employeur examine ces dossiers et informe l’ORP des candidates et candidats qu’il juge appropriés à un entretien d’embauche ou d’évaluation, et si un candidat ou une candidate peut être engagé.

L’interdiction de publication court à partir du jour ouvrable qui suit l’envoi de la confirmation qu’un poste a été saisi dans le système d’information de l’AC par les ORP et reste valable, que l’ORP transmette ou non des dossiers pertinents aux employeurs soumis à l’obligation d’annoncer. L’omission de déclarer un poste vacant ou d’effectuer un entretien d’embauche ou d’évaluation est susceptible d’entraîner une amande pouvant aller jusqu’à 40'000 francs.

Le but de l’obligation d’annoncer est d’accorder aux demandeurs d’emploi un temps d’avance, durant lequel ils peuvent postuler pour des postes vacants.

La liste des types de professions contient les types de professions concernés par l’obligation d’annoncer depuis le 1er juillet 2018. Pour tout complément d’information : travail.swiss

Sandra Burlet, directrice adjointe

welche Kandidatinnen und Kandidaten er als geeignet erachtet und zu einem Bewerbungsgespräch oder einer Eignungsabklärung eingeladen hat;

ob er eine oder einen der Kandidatinnen und Kandidaten angestellt hat.

GEOSummit 2018: L’espace numérique de la Suisse était le sujet clé

Du 5 au 7 juin, tout le secteur GEO de la Suisse s’est donné rendez-vous au parc d’exposition BERNEXPO, à l’occasion de son salon et de son congrès le plus important. Plus de 2000 visiteuses et visiteurs ainsi qu’environ 450 écolières et écoliers ont trouvé de nombreuses informations et inspirations. Celle-ci a clairement affirmé son rôle clé en matière de numérisation.

Dans son allocution de bienvenue, le Conseiller fédéral Guy Parmelin en est venu à l’essentiel: «Les développements au sein du monde GEO nous concernent tous». Nicolas Bührer de digitalswitzerland, keynote speaker de l’événement, en est convaincu: «En matière de données et de contenu ‹géo›, destinés aux domaines et applications les plus divers de l’économie et de la société, nous serons de plus en plus demandeurs.»

La tendance la plus significative ressortant du GEOSummit 2018 est la suivante: en matière de numérisation, de plus en plus de secteurs économiques seront touchés par les géo-données et les applications correspondantes. Le monde GEO sera de plus en plus une chose connue de tous – qu’il s’agisse de l’engagement de drones, de l’évaluation de risques d’assurance, de l’utilisation dans l’agriculture, dans le secteur logistique et dans bien d’autres encore.

L’événement était volontairement conçu de manière à impliquer le public, au travers des réseaux sociaux, à l’aide de smartphones et de tablettes. Le rapport d’interaction montre clairement que les participantes et participants ont pris plaisir à poser leurs questions par voie numérique et à participer aux votations électroniques même que la note finale, bière et des bretzels.

Karen Bennett, CO GEOSummit